Chapitre 11

Chapitre 11
A mon réveil, plus de Bill ... A sa place, un mot sur l'oreiller :
"Tu es belle quand tu dors ... on sera là vers midi, mein Engel ."
J
'ai souri, enfilé des vêtements et filé à la douche . Il était neuf heures et demi, j'avais une matinée à tuer avant le retour de mon Prince Charmant . L'eau chaude sous la douche m'a rappe la douceur de sa peau ... C'était officiel , je sortais avec Bill Kaulitz !
"
-July ! Grouille-toi ! Moi aussi j'ai besoin de la salle de bains !"
Jtais jà habile alors j'ai laissé Marion entrer . Elle est passée derrre le rideau de douche et s'est déshabillée en me disant :
"-Dis, je crois qu'on a des choses à se raconter toi et moi !
-Oh que oui ! Toi d'abord !
-Bon d'accord ! Quand vous êtes partis avec Bill, j'ai servi à boire aux garçons et puis je suis venue me remaquiller dans la salle de bains ..."


Flash Back Marion


Marion est face au miroir, appliquant une couche de mascara sur ses cils . Tom arrive par derrière et l'enlace, posant le menton sur son épaule .
"-Po
urquoi tu te maquilles ?
-..
. pour plaire !
-pl
aire à qui ?
-... A
toi peut-être !"
T
om embrasse son épaule et remonte jusqu'à sa machoire . Marion frissonne .
"Alors c'est mission accomplie ..."
Ma
rion a juste le temps de lacher son mascara avant que Tom ne l'embrasse . Elle prend aussitôt part à ce baiser en passant ses bras derrière la nuque du jeune homme . Tout devient plus intense : leurs langues se rencontrent, leurs bouches fusionnent, la chaleur de leurs corps tendus par le désir ...
D'e
n bas, Georg et Gustav préviennent qu'ils s'en vont, mais c'est à peine s'ils répondent . Tom fait sortir Marion de la salle de bains et la dirige vers sa chambre . Dans un éclair de lucidité, elle le lache et court à la chambre qu'elle partage avec July pour lui griffoner un mot . Elle revient aussitôt et ne laisse pas s'installer le silence avant de reprendre d'assaut la bouche de Tom . Il claque la porte de sa chambre, et rejoint la jeune femme sur le lit . Il murmure :
"-Si
tu savais Marion depuis combien de temps je me retiens, et comme ça a été dur de ne pas t'embrasser avant ..."
E
lle sourit sous ses lèvres et l'attire un peu plus contre elle . Il passe une de ses mains sous son tee-shirt, elle frémit mais le laisse faire . Il sent bien qu'elle est tendue, alors il demande :
"-Tu es sûre que tout va bien ?
-C'est
juste que ... je n'ai jamais été aussi proche d'un mec ...
-Quoi
tu veux dire ... tu es ... vierge ?"
I
l s'est arrêté net de l'embrasser, et la regarde intensément . marion rougit et acquiesce .
"-T
u aurais du me le dire plus tôt, je t'aurais laissé plus de temps avant d'attaquer !
-C'est pas grave non plus, tu m'aurais jamais embrassée sinon !
-C
'est pas vrai ! J'ai envie d'être avec toi, ya pas forcément besoin de sexe !
-Il fau
t peut-être que je t'explique certains trucs alors ..."
M
arion semble un peu confuse, alors Tom la prend dans ses bras et lui dit juste :
"-Je
t'écoute .
-J'ai u
n peu de mal à parler de ça, alors considère que tu es un privilégié !"
Il
laisse Marion s'allonger et s'allonge en travers du lit, la tête sur son ventre .
"-M
a grande soeur, Camille, elle a deux ans de plus que moi . Quand elle avait mon age, elle passait son temps dans des free-party aux quatre coins de l'Europe, embarquée par des copains beaucoup plus vieux qu'elle . Un soir à Barcelone, elle a trop bu et ils ne s'en sont pas aperçus . Un type l'a abordée et lui a proposé de lui offrir un verre . En temps normal, elle aurait refusé, mais là elle était stone, alors elle a dit oui, et le mec lui a servi une vodka-pomme . Ce qu'elle a pas vu, c'est qu'il a mis du LSD dedans ..."
A
ce stade, Marion commence déjà à avoir les larmes aux yeux , à imaginer sa soeur sans défenses face à ce type . Tom prend sa main et la serre entre les siennes .
"-Au bou
t d'un moment elle a commencé à se sentir mal, le type lui a dit qu'il allait la ramener, tu parles ! Ce salaud l'a amenée à un parking et ses potes ont rappliqué ! Ils étaient quatre !"
, Marion pleure franchement, sans retenue . Tom se redresse et la prend contre lui . Il sent la rage monter dans son ventre contre ces connards sans scrupules .
"-Elle a
dû se débattre, vu ses blessures et l'état de ses vêtements ... ils l'ont salement amochée les salauds ! Au bout d'un moment, un type est arrivé, un gardien de parking je crois, mais ces fils de **** ont eu le temps de s'enfuir ! Il a amené ma soeur au commissariat, et les flics ... ils lui ont dit que c'était bien fait pour elle ..."
De
longs sanglots ont commencé à la secouer .
"-On
les a ... jamais retrouvés ... oh mon dieu Camille ..."
Elle a enfoui son visage dans le tee-shirt de Tom et pleure tout son soûl , agrippée à lui comme à une bouée de sauvetage .
"-Marion
, ce qui est arrivé à ta soeur, c'est horrible, et vous avez du en souffrir énormément ta famille et toi . C'est normal que tu aies peur mais ... regarde moi ... Je ne veux te faire aucun mal, Marion, tu m'entends ?"
E
lle renifle et essuie ses joues .
"-Et
dire que tu t'étais maquillée pour moi !"
Elle
rit . Ils entendent la porte d'à côté claquer et se regardent avant d'éclater de rire .
"-On
dirait que mon frère vient de rentrer avec un besoin pressant !
-Je
suis désolée, Tom .
-C'est
rien mdame ! On m'a toujours dit que j'étais meilleur en psy qu'en guitariste !"
Mari
on a retrouvé le sourire . Elle se blottit dans les bras de Tom, il la serre et ils finissent par s'endormir comme ça .
Au
matin, elle s'éveille toute seule, il y a juste un mot sur l'oreiller : "Je serai rentré vers midi . Tom ."
Elle
se dirige vers la salle de bains, mais la porte est fermée .
"-Ju
ly ! Grouille-toi ! Moi aussi j'ai besoin de la salle de bains !"


Fin du Flash Back Marion .


Après a
voir entendu le récit de mon amie, je me suis exclamée :
"-Wao
h, j'en reviens pas que t'aies réussi à te confier à lui !
-M
ouais, sur le moment j'ai pas trop réfléchi ! Et toi alors, raconte !"
J'ai rac
onté ma folle nuit à Marion, qui n'en revenait pas ! A vrai dire , moi non plus ... Quoi, moi, j'avais couché avec Bill Kaulitz ? J'ai laissé Marion se préparer et je suis descendue cuisiner deux-trois trucs avant le retour des garçons . J'ai essayé sans succès de reprendre mon DM de maths, et quand Marion est descendue, on a déliré sur une série stupide à la télé .
Quand ces messieurs sont rentrés, la table était mise et ils n'avaient plus qu'à s'asseoir ! J'ai eu droit à un gros bisou qui claque dans l'oreille, qui a vallu à Bill une bonne morsure d'épaule , et Tom a voulu faire le service mais il a renversé la salade sur Marion, qui du coup s'est habillée en lui ! (Ouais avec la casquette et tout !)
L'après-
midi on les a accompagnés à une séance-photo pour la promotion du deuxième album, Zimmer 483 .
L'
assistante du photographe a pas arrêté de faire sa pouffe pour prendre une photo avec Bill, du coup quand ils sont sortis du studio, je lui ai planté un bon gros smack sur la bouche, auquel il a répondu par une claque sur mon postérieur ... o_O
N
ormal, on a fini par se battre au milieu du studio, et la pouffe était dégoûtée !
C'est
génial d'avoir trouvé quelqu'un qui n'a pas honte de faire n'importe quoi n'importe où !
Marion
avait un peu peur de ne pas savoir comment aborder Tom après les révélations qu'elle lui avait faites, mais il a résolu son problème en lui tenant la main en pleine rue, malgré les fans qui arrivaient de tous les côtés ! Il l'a officiellement présentée à la foule comme sa petite amie !!
El
le planait sept cent mètres au-dessus de nous ça m'a fait délirer !
On
a réussi à rentrer entiers chez les jumeaux, et Bill m'a entrainée direct à la cuisine, "pour me parler" ...






"-July
écoute, je sais pas trop comment te dire ça ...
-Quo
i ?"
Pou
r moi c'était clair, il allait me virer comme une chaussette ... J'ai senti la colère et la trsitesse monter dans ma gorge , et il a dit :
"-
Ce qu'a fait Tom, je ne le ferai pas .
-Hein
?
-Surto
ut ne crois pas que j'ai honte de toi ou quoi que ce soit, c'est juste que les précédentes ont eu des problèmes avec les fans, et je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose par ma faute tu comprends ?"
J'ai écl
até de rire et je lui ai sauté au cou ! En y repensant, il a vraiment du me prendre pour une tarée !
"-J'a
i cru que t'allais me quitter Patate !
-Pou
rquoi je ferais ça ?"
Il m'
a serrée dans ses bras et on a rejoint les autres au salon . J'ai souri en voyant Marion dans les bras de Tom . Le téléphone de Georg a sonné .
"-Oua
is ? ...mmm... ouais bien sûr ! Salut !"
Il
s'est tourné vers nous et a proposé une virée au Klub, une boite tranquille à l'écart du centre . Sa brunette de l'autre soir l'y attendait, et il avait promis de la rejoindre .
Je cro
is que j'ai jamais autant bu de ma vie ! Avec Marion on s'est déchainées sur la piste, nos verres de vodka-jus de fraise à la main, et les garçons ont pas tardé à nous rejoindre . L'alcool m'a rendue complètement folle , et j'ai attrapé Bill par le col de son tee-shirt pour l'embrasser . Je me suis souvenue de ce qu'il avait dit alors j'ai pris sa main et on a couru jusqu'à la sortie .
Dehors
il n'y avait personne . On s'est appuyés à un mur dans le patio, et j'ai continué ce que j'avais commencé .

"-Ju
ly, c'est génial ce que tu fais, mais tu voudrais pas qu'on attende d'être à la maison !
-Toi, t'
as pas assez bu ! Relax, personne peut nous voir là !"
J'ai f
ait sauter la boucle de sa ceinture et passé ma main dans son jean . Ce contact avec cette partie de lui m'a donné encore plus envie , et j'arrivais plus à décoller mes lèvres des siennes ! Il nous a fait pivoter pour me plaquer contre le mur et il m'a soulevée du sol . Coïncidence ou non, j'avais justement une jupe ce soir-là ! ^_^

Une bo
nne demi-heure plus tard, j'ai enfin retouché le sol, et on était tout ruisselants de sueur . J'ai soufflé :
"-C'es
t la première fois que je fais ça dans le patio d'une boite !
-Alors ?

-Alors w
aouh !"
Il a souri et s'est écarté de moi . Il a gardé ma main dans la sienne jusqu'à l'entrée de la boite . On a rejoint les autres, comme si de rien n'était , mais on a eu droit à pas mal de remarques débiles !
Ben qu
oi ? Ca vous arrive jamais de vous éclipser une demi-heure et de revenir décoiffé et essouflé ?!!

# Posté le mercredi 21 février 2007 13:53

Chapitre 12

Chapitre 12
On est rentrés méga tard, et surtout crevés ! Mais les draps du lit qu'on partageait avec Marion sont restés intacts ... c'est ce mardi soir qui a officialisé les deux couples qu'on formait !
Dormir contre Bill, c'était magique ! On s'est glissés dans les draps tout frais, couchés en chien de fusil, lui derrière moi, tout son ventre collé à mon dos, toute sa chaleur se répandant en moi, et il m'a fallu à peine deux secondes pour m'endormir !
Je me suis réveillée avec le soleil, vers six heures . Bill avait toujours son bras sur moi . Très doucement je me suis retournée vers lui, et hissée sur un coude je l'ai regardé dormir . Ses cheveux en bataille éparpillés sur l'oreiller blanc, sa bouche entrouverte d'où s'échappait un sifflement très doux , {j'ai hésité avec un filet de bave ... le sifflement était plus mignon !^^}, ses yeux clos sans maquillage ... il avait glissé ses mains sous l'oreiller, et vu son {érection} sourire, il devait rêver à quelque chose d'agréable !
La couette avait été rejetée à nos pieds et je commençais à avoir un peu froid, alors je l'ai remontée jusqu'à nous, et quand je me suis rallongée, il avait ouvert les yeux .
"-Tu es réveillée depuis longtemps ?
-Pas trop .
-T'as la même coiffure que moi ! ^^"
J'ai porté la main à mes cheveux, et j'ai senti qu'ils étaient tout en pétard, alors je les ai ébouriffés encore plus, et il a souri avant de m'attirer contre lui .
"-Tu veux bien arrêter de m'émerveiller s'il te plait ?"
(Est-ce qu'on vous a déjà dit quelque chose d'aussi mignon le matin au réveil ? ^^)
Il a eu l'air de se rendormir, et j'ai commencé à réfléchir à un tas de choses stupides : Qu'allions-nous faire quand je devrais retourner en France ? Etait-il sincère ? Pourrait-il y avoir de l'amour entre nous ?
Quand la machine dans ma tête est lancée, elle ne s'arrête plus, alors j'ai bien compris que je ne me rendormirais pas et je me suis redressée . Avant que j'arrive à me lever, Bill a attrapé mon bras .
"-Hé ! Pars pas ! T'es ma prisonnière j'ai dit !"
C'était trop mignon, mon Bill à moitié endormi, le visage tout écrasé par l'oreiller, qui râlait pour que je reste !
"-Bon d'accord mais tu vas souffrir ! Je vais te faire ma Super Technique Ninja de Chatouilles Ultimes !"
Il a commencé à se tortiller et il a fini par tomber du lit !
"-Pouh, t'es qu'une empêcheuse de dormir !
-Ah ouais, tu me cherches en plus ! Ben toi t'es qu'un ... qu'un ... "
J'étais à court d'insultes ... a vrai dire je n'avais rien de négatif à dire sur lui ... il a eu un sourire en coin et s'est jeté sur moi pour me chatouiller à son tour !
"-Fallait pas baisser ta garde ! Jte l'avais dit t'es ma prisonnière !"
Il était en boxer, à califourchons sur moi qui ne portais qu'un tee-shirt à lui et c'était follement excitant ... Il a bloqué mes deux mains et j'ai ri :
"-C'est raté , tu peux plus chatouiller là !
-Pff ! J'ai pas besoin de mes mains pour chatouiller !"
En disant ça, il a passé sa langue sur ses dents d'un air gourmand, et puis il s'est jeté sur mon ventre, dessinant des tourbillons avec la pointe de sa langue ! Jsuis devenue hystérique, si bien que Marion ou Tom a fini par taper sur le mur à côté pour que je me taise !



* ne manquez pas les messages subliminaux qui se cachent parmi les mots ! *

# Posté le jeudi 22 février 2007 06:41

Chapitre 13

Chapitre 13
On a alors arrêté de faire les fous, et puis comme je savais que je ne me rendormirais pas, je suis descendue à la cuisine, et je lui ai monté au lit le plus copieux des petits déjeuners imaginables, digne du plus merveilleux des mecs imaginables !
"-
Waoh ... jvais éclater si je mange tout ça !
-T'
es pas obligé de tout avaler, tiens jvais t'aider !"
En d
isant ça je lui ai étalé une bonne cuillère de confiture de fraise sur la joue ! Il a stoppé net tout mouvement et fait une super grimace de la mort qui tue ! J'ai éclaté de rire, et j'ai tout léché du bout de la langue ...
Il
m'a regardée genre "C'est la guerre que tu cherches ?" , et il m'a mis du nutella sur le bout du nez, avant de tout aspirer . Ouais, là c'était encore de la taquinerie gentillette, mais ça a commencé à dégénérer très très vite, et je me suis retrouvée à lécher du miel liquide sur son ventre en moins de deux ... le petit dej a pas duré longtemps avant qu'on en fasse une expérience gustative plutôt intéressante !En tout cas, la confiture n'a jamais été aussi bonne que directement léchée sur sa peau ...
C
'était magique, à la fois sensuel et drôle , j'aurais jamais cru que moi, je ferais ça un jour , et pourtant c'était drôlement bon !
On a
entendu Tom et Marion se lever, alors on a remis de l'ordre dans la chambre et j'ai redescendu le plateau pendant que Bill prenait sa douche .
"
-Ah ben voilà où étaient passés les toasts ! a dit Tom .
-Désolée si on vous a réveillés !
-Pas g
rave, de toute façon on a une journée chargée aujourd'hui , on doit aller voir un magazine pour Zimmer 483, et puis ya une séance photo cet aprem . On devrait rentrer vers 18heures ."
J'
ai regardé Marion, qui avait l'air totalement subjuguée par le moindre mot de Tom . Et en observant mieux Tom, je me suis rendue compte qu'il était vraiment plus proche d'elle que ce qu'il avait été jusqu'alors .Il avait du se passer quelque chose de plus cette nuit, mais j'attendrais que les garçons partent pour en avoir le coeur net .
"-Ya un super film au ciné July, on peut aller le voir ce matin si tu veux , puisque les garçons seront pas là " m'a dit Marion pendant que Tom déjeunait . J'ai acquiescé et j'ai nettoyé les restes de notre carnage sur le plateau . J'avais la tête ailleurs, sans doute contre l'épaule de Bill ... d'ailleurs il est descendu, et Tom a pris sa place à la salle de bains . Je me languissais de pouvoir y aller, parce que je me sentais poisseuse dans le vieux tee-shirt des Doors que m'avait prêté Bill, à cause du nutella et autres substances collantes qui me recouvraient !
Fi
dèle à lui-même, il avait mis un jean assez serré , très bas sur ses hanches, et un tee-shirt gris avec des inscriptions et des arabesques dessus . Ca faisait resortir sa minceur, mais c'était peut-être bien ça le plus beau ... je comprenais que les autres filles puissent le prendre pour une créature mythologique ...
Il e
st venu se coller à mon dos pendant que je faisais la vaisselle . Il sentait bon la cire pour cheveux et le lait hydratant .
"-J
e vais essayer de prendre ma journée, demain, tu en penses quoi ?
-Ce se
rait génial !
-O
n pourrait prendre de l'avance sur le temps qui va bientôt nous manquer comme ça ...
-C'
est une excellente idée !"
Quelqu
es secondes, il a frotté son bassin à moi, et puis il a posé un petit bisou dans le creux de mon cou avant de prendre sa veste et de crier à Tom de se dépêcher .

"Ma Ju
ly faut que je te racoooooonnnte !"
Mario
n trépignait, alors je suis allée la rejoindre à notre chambre , et j'ai vu qu'elle prenait ses affaires dans l'armoire pour les amener à la chambre de Tom .
"-C
a y est c'est officiel July, je sors avec Tom Kaulitz !
-Ben vas-y raconte !
-Bon
alors en rentrant de boite cette nuit, on s'est écroulés de fatigue et tout et on a dormi, tout serrés l'un contre l'autre et tout c'était trop bien j'avais son odeur partout autour de moi et tout, enfin bon, je te laisse imaginer !"
J'ai vo
ulu rajouter un "et tout" , mais je me suis retenue parce qu'elle avait l'air vraiment trop heureuse .
"-
Et ce matin, puisque vous nous avez pas laissés dormir, et ben on a discuté un peu ..."

FLASH BACK MARION :


Les rires de July et Bill empêchent Marion de dormir . Elle resserre l'étreinte de Tom contre elle et profite de l'instant où elle n'a pas encore pensé que le temps passe trop vite . Elle sent son souffle dans son cou et elle est bien . Le soleil filtre à travers les volets, et la pénombre la rassure . Un tendre bisou dans son cou la ramène à Tom . Elle sourit et chuchote :
"-hey
!
-Bonj
our toi !
-Les cr
is d'hystérique de July t'ont réveillé toi aussi ?
-Hmm m
ais c'est pas grave, comme ça je peux profiter d'être contre toi !"
Il co
gne contre le mur pour demander aux autres de faire moins de bruit . Deux coups . Marion se blottit un peu plus dans ses bras, comme si elle voulait se fondre à l'intérieur de lui . Elle n'a que ses sous-vêtements sur elle mais elle n'est pas gênée, tout comme elle n'est pas gênée de sentir la peau de Tom si proche de la sienne . Malgré tout l'alcool qu'elle a bu la veille, elle n'a pas mal au crane, bien au contraire elle s'est rarement sentie aussi bien . La main de Tom dessine des spirales imaginaires sur son ventre , et sa bouche dépose des myriades de petits baisers sur sa nuque . Elle ne pense à rien, si ce n'est à être plus proche encore de lui . Elle se retourne, et plonge ses yeux dans ceux de Tom .
"-Je suis prête ."
Elle n
'a pas besoin d'en dire plus . Il sait ce qu'elle veut dire, et elle sait qu'il ne lui fera pas de mal .
Il caresse sa joue avec une infinie douceur, et fait glisser la bretelle de son soutien-gorge sur son épaule, avant de la dévorer de baisers .Marion frissonne, mais elle n'a pas peur . Elle n'a plus peur de rien , à cet instant précis elle comprend tout ce qu'elle refusait de voir jusqu'à présent .
Le
s mains de Tom descendent sur son ventre mettant en alerte tous ses sens . Elle sent un désir immense gronder en elle , et ses mains partent d'elles-mêmes explorer le corps masculin qui lui fait face .
Le
urs bouches se sont soudées, ils se fondent l'un en l'autre, en de très douces caresses de découverte . Le soutien-gorge de Marion n'est plus qu'un souvenir, et les lèvres de Tom parcourent sa poitrine, laissant sur leur passage des trainées humides et froides , à cause du piercing . Elle frisonne de plus belle , il est sur elle à présent, son esprit ne répond plus elle est obligée de le laisser faire tant elle se sent planer à des kilomètres au-dessus de ce lit . Les doigts de Tom sont en elle alors que sa bouche est toujours affairée plus haut , et elle se sent plus humide que jamais, là en bas . Elle a un soupir quand il se retire , mais bientôt c'est lui qui entre en elle . Le passage est difficile au début, mais elle se détend, et tout va bien . C'est ce qu'elle se répète . Tout va bien . Elle grimace en sentant en elle la membrane de son hymen se déchirer . Elle se dit que ça y est, elle est une femme désormais . Tom stoppe en la voyant grimacer .
"-Ca
va pas ?
-Si si
. Tout va bien ."
D'une
poussée, il est entièrement en elle , et il la regarde . Il est sur un coude, et caresse les cheveux de Marion de sa main libre .
"-Tu es sure que ça va aller ?"
E
lle a des larmes plein les yeux, mais elle est déterminée .
"Vas-
y . "
Il
entame alors un lent mouvement de va et vient, et sent les muscles de Marion se décrisper, là en bas . Oui ça va aller . Il la couvre de baisers et de caresses, pour qu'elle puisse se focaliser sur autre chose . Il se sent un peu responsable d'elle , c'est la première fois qu'il est avec une fille qui n'a encore jamais connu ça . Il repense à ses révélations, et se dit qu'il n'a pas intérêt à la blesser . Au bout d'un moment, il ne peut plus penser, car son plaisir approche, et il finit par se déverser avant de s'écrouler .
Il doit reprendre ses esprits, se retirer, faire mécaniquement toutes ces choses dégoutantes "d'après" . Il se rallonge auprès d'elle . Elle n'a pas bougé .
"-Mar
ion est-ce que ça va ?"
I
l est inquiet, parce qu'on lui a dit que les filles ne resentaient pas de plaisir la première fois, et il voudrait vraiment lui donner du plaisir . Il a peur de l'avoir blessée .
"-Oui, ça va aller . Serre-moi fort ."
Il
sourit et obéit .
"Ma
Douce, je te promets que je ne te ferai jamais de mal ."


FIN DU FLASH BACK MARION .



"-Waoh ! Ma Curl t'as sauté le pas, je suis trop contente pour toi !
-
Ouais, maintenant, ça te dérange si je vais à la douche avant toi ?
-Non bien sûr vas-y !"
J
'ai remarqué qu'elle avait les larmes aux yeux en me racontant tout ça , mais je savais qu'elle allait bien . Elle faisait confiance à Tom, elle était heureuse dans ses bras, et ça avait suffi à la libérer de ses pires peurs . Il lui fallait juste un peu de temps pour réaliser qu'elle l'avait fait , et pas avec n'importe qui en plus !
J
tais ts heureuse pour elle . Quand elle est sortie de la salle de bains, je me suis lavée à mon tour et puis on est allées prendre le bus pour aller au ci, voir ce film dont elle m'avait parlé . Je savais très bien qu'elle n'en suivrait même pas l'histoire, mais elle avait besoin defléchir, et je l'ai laise avec elle même jusqu la fin . En sortant, on a mangé une glace à l'italienne , fraise-banane pour Marion, Pistache-vanille pour moi , et puis on est rentrées . Il nous restait 4 heures à tuer avant le retour des garçons, alors on a fait notre DM de maths . Il était bancal, mais il était fait .
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# Posté le lundi 26 février 2007 14:19

Chapitre 14

L'échéance approchait . En entendant l'horloge sonner, on s'est regardées avec Marion, et je sais qu'on a pensé la même chose : il ne nous restait plus que trois jours .
J'ai
rangé mes affaires dans mon sac de cours et j'ai allumé la télé . Ca alors ! Justement une interview du groupe, datant de quelques semaines !
On s'es
t mises dans le canapé et on les a regardés répondre aux éternelles questions sur leur sexualité et leurs fans . A un moment, Bill a dit un truc qui m'a complètement retournée :
"-N
on je ne dirais pas que je suis prêt à me mettre avec quelqu'un sérieusement, parce que la dernière fille en date est toujours présente dans ma tête, et tant que je ne l'aurai pas oubliée je ne serai à l'aise avec aucune autre fille . D'ici là, ce ne sera que des flirts de quelques semaines ."
J'ai
pas pu me retenir , j'ai explosé . J'ai un caractère de cochon, mais je suis très sensible . Et ça, ça m'avait touchée au plus profond de moi .
Mario
n a anticipé le coup de folie, et elle m'a attrapée par le bras avant que je parte en courant .
"-July
tu restes là ! Tu comptes aller où comme ça ?
-Ranger mes affaires ! Je me casse d'ici !"
J'ai
secoué son bras pour qu'elle me lache, et j'ai couru jusqu'à la chambre de Bill . J'ai tout récupéré , tout ce qui trainait, tout ce que j'avais laissé dans l'autre chambre , tout ce qui était dans la salle de bains ... comment avais-je pu être aussi stupide ? J'ai tout fourré dans mon sac, reniflant et essuyant mes larmes du revers de la main .
Mario
n, impuissante, me regardait faire . Elle essayait de me retenir ? Elle n'y arriverait pas ! J'étais blessée ! Alors je n'étais qu'un flirt de quelques semaines ? Très bien . Dans ce cas ,la semaine était finie !
Quelque part, ce n'était pas tant d'avoir été trahie qui me mettait dans cet état-là . D'ailleurs, il ne m'avait jamais rien promis . C'était de la douleur que je ressentais . De la douleur, autant que si l'on m'avait arraché les ongles. De la douleur, aussi forte et aigue qu'un poignard dans le dos . De la douleur, qui irradiait depuis mon coeur dans tout mon corps . Marion m'a dit :
"-Tu de
vrais d'abord en parler avec lui .
-C'e
st bon il a déjà tout dit et puis qu'il aille se faire fouttre !"
Elle
m'a conseillé de faire attention à moi . J'ai compris qu'elle veuille rester , c'était normal après tout , elle était amoureuse de Tom je le savais . J'ai claqué la porte, mes affaires dans les bras, et j'ai marché, très longtemps .










Marion attendait, anxieuse, le retour des garçons . Comment allait-elle annoncer à Bill que July était partie ? Comment le prendrait-il ? Et qu'en serait-il d'elle et Tom à présent ? Elle aurait voulu retenir son amie, ou partir avec elle, comme elle l'avait toujours fait . Mais il y avait Tom . Oui, elle était amoureuse, elle le sentait en elle, c'était évident . July avait du le comprendre aussi . Elle avait préféré rester là, et elle ne savait pas encore si elle le regrettait ou pas . Des voix dans le jardin la firent sursauter . C'était le moment .
Q
uand Bill ouvrit la porte, le visage affichant une expression de joie profonde, elle sentit qu'il y allait y avoir des étincelles ...
"-Hey Marion ! T'es toute seule ?
-Euh .
.. ouais c'est un peu ... July est partie .
-He
in ? Ou ça ?
-Je
crois qu'elle est allée à la gare .
-Q
uoi ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ya un problème dans sa famille ?
-N
on . Ya un problème avec toi ."
Tout le
monde la regardait à présent . Sympa, July, de lui avoir laissé ce travail-là !
"-On a
regardé une interview à la télé . Ca datait de très peu de temps . T'as dit que tant que ton ex serait encore présente dans ta tête , tu n'aurais que des flirts passagers . Ca lui a fait de la peine , et elle est comme ça, quand on lui fait de la peine, elle met de la distance ."
L
e visage de Bill s'est décomposé . Il a porté sa main à sa bouche , et il a couru au dehors .
"
-Et ben ... c'est pas gagné pour eux ..." a dit Tom avant d'embrasser Marion à pleine bouche .
"-Heure
usement que t'es restée, ma Douce ."




Bill trépigne dans ce bus trop lent . Il doit à tout prix arriver à la gare avant que July ne prenne le train, il doit à tout prix lui expliquer . Evidemment, son portable est éteint , ou alors elle filtre ses appels . Pourquoi a-t'il fallu qu'il dise une chose pareille ? Il se maudit en silence . Enfin, il arrive à la gare . Aucun train n'est affiché pour la France . En fait, il n'y a aucun train avant demain . Où est-elle allée alors ? Il parcourt la gare de fond en comble, la casquette vissée sur les yeux pour ne pas être reconnu . Il a du relever ses cheveux et garder ses lunettes de soleil, et il n'y voit rien . Elle n'est plus dans la gare il en est certain . Où serait-il allé à sa place ? Il doit réfléchir . Courir dans tous les sens ne sert à rien . Il doit la retrouver et lui dire qu'il ... lui dire quoi ? Lui expliquer .Oui, lui expliquer .
"-J
uly bon sang où est-ce que je t'ai fait aller ?"
Il
sent la rage monter en lui, la rage contre lui-même . Il s'était promis de ne pas lui faire de mal, et c'est raté .
M
ais soudain, il a une illumination . Il remonte dans un bus et retourne dans son quartier . Pourquoi n'y a-t'il pas pensé plus tôt ? C'est évident, quand elle a vu qu'il n'y avait pas de train, elle s'est réfugiée au seul autre endroit qu'elle connaissait ! Le soleil est couché depuis longtemps quand il descend du bus . Maintenant, il doit faire vite, parce qu'elle risque de se faire attraper par un clochard ivre, ou pire ... Bill ne veut pas y penser, il court à perdre haleine , passe devant chez lui sans s'y arrêter, il court à s'en faire éclater les poumons . La lune est déjà haute dans le ciel noir . Il court , trébuche, se relève . Ses vêtements sont souillés, de transpiration et de boue, mais peu importe, il doit savoir si elle est là-bas . Il le voit enfin, le champ de leur première nuit . Il est baigné d'obscurité, et les herbes hautes ondulent sous le vent . Il s'arrête, mais ne la voit pas . Il crie :
"-
Julyyyy ! July je sais que t'es là ! July pardonne-moi s'il te plait ! Julyyy !"
A qu
elques mètres, des herbes bougent . Un faible "va t'en laisse-moi" lui parvient . Il soupire de soulagement . Elle est là, et elle n'a rien .
"-J
uly je t'en supplie , il faut que tu m'écoutes ...
-Non pars !"
Il s
'approche doucement . Il ne doit pas la brusquer . Elle est là, il voit son dos, elle a la tête baissée et les poings serrés . Un sanglot la secoue, et Bill sent son coeur se fendre .
"-J
uly, tu n'es pas un flirt passager . Est-ce que tu veux bien m'écouter ?
-NO
N ! Tu n'es qu'un ... vulgaire ... salaud ! T'es comme tous les autres en fait !"
Il
encaisse l'insulte et s'approche derrière elle .
"-
July, quand vous êtes venues à la maison ce soir-là, Marion et toi, tu n'as pas idée de ce que tu m'as touché . J'étais un adolescent stupide qui ne pensait qu'à la musique et à la fête . Toi, t'es arrivée, toute simple, tu m'as ouvert ton coeur et tu m'as fait rire, tu m'as ému, tu m'as donné tellement de choses, juste en étant toi ... July, quand cette interview a eu lieu, je ne pensais pas que tu reviendrais . Je croyais que tu n'en avais rien à faire de moi, ou des autres . "
Il se tait un moment . Elle ne bouge pas, elle a arrêté de sangloter mais elle n'a pas changé de position .
"-
Alors quand la journaliste m'a posé cette question, j'ai dit que j'avais une fille dans la tête, qui me hantait encore . Mais cette fille, c'était juste toi . J'ai été le plus heureux du monde quand tu m'as promis de revenir pour tes vacances . Et ce soir, quand Marion m'a dit que tu étais partie, j'ai eu vraiment peur de t'avoir perdue pour toujours . "
Il ne lui parle pas de son inquiétude à la gare, ni de sa course effrenée pour arriver ici . Il ne doit pas trop se dévoiler, si jamais elle décide de partir pour de bon . Il se dit qu'il a sa fierté . Et puis il se dit qu'il est idiot, que dans un moment comme celui-là, il n'y a pas de fierté à avoir . Il relève la tête, et va se placer devant elle . Elle garde la tête baissée .
"-Parle
-moi, je t'en supplie July ...
-Et
si tu mentais ? Je me ferais avoir une fois de plus ?
-Je n
e mens pas July . Regarde-moi ..."
Elle lè
ve timidement la tête, et ses joues scintillent de larmes . Il avance la main pour les essuyer, et elle sourit un peu . Il resent une profonde chaleur là, dans sa poitrine, et il se décide enfin :


"-Je t'aime ..."
Chapitre 14

# Posté le mardi 27 février 2007 07:40

Modifié le mardi 27 février 2007 13:10

Chapitre 15

Chapitre 15
Evidemment, juste ce jour-là, yavait aucun train pour la France ... j'ai maudit tout ce qui vivait à la surface de la Terre et je suis revenue sur mes pas . J'ai pris le bus de retour alors qu'un autre arrivait . Je ne pouvais pas retourner chez les jumeaux, j'avais ma fierté, et puis je ne voulais plus voir ce salaud ...
Quand je s
uis descendue du bus, j'ai marché, et instinctivement, je me suis retrouvée devant ce champ . J'ai repensé à la première nuit, celle où on s'était rencontrés . Pourquoi avait-il fallu que Georg s'arrête et nous prenne en stop ? Si je n'avais pas rencontré Bill, je n'aurais pas ce vide dans la poitrine ... J'avais besoin de réfléchir . Tant pis si je devais passer la nuit dans ce champ . J'ai envoyé un texto à Marion, pour lui dire que j'allais bien, qu'elle ne se fasse pas de souci ... j'aurais tellement aimé qu'elle soit là, avec moi ...
J'ai
serré les poings en entendant des pas arriver . S'il fallait que je me défende contre un ivrogne, je le ferais avec toute ma rage . C'était simple, je n'avais qu'à imaginer que c'était Bill, et je lui mettrais le compte !
"-Julyyyy !
July je sais que t'es là ! July pardonne-moi s'il te plait ! Julyyy !"
Mes poin
gs se sont serrés encore plus . Je n'aurais pas à imaginer ... Très bien, j'allais me défendre contre lui aussi ... Je me suis maudite quand j'ai entendu la faiblesse de ma voix :
"va t'en laisse-
moi"
Je me suis forc
ée à rester stoïque, mais mes larmes m'ont trahie . Il s'est approché, il était tout proche maintenant . Je voulais qu'il parte, qu'il me laisse seule , qu'il disparaisse de ma vie ...
"-July je t
'en supplie , il faut que tu m'écoutes ...
-Non pars !"
Je
ne voulais pas qu'il voie mes larmes une fois de plus . Si je n'étais rien de plus qu'un flirt pour lui, alors qu'il s'en aille, et me laisse le peu de dignité que j'avais encore !
La rage et la t
ristesse se mélangaient en moi, je me sentais bouillonner ... Qu'est-ce qu'il disait déjà dans Rette Mich ? Ah oui, "Ich verbrenne innerlich" ... je brûle à l'intérieur. Ben c'était pareil pour moi à ce moment-là ...
"-July, tu n'es pas
un flirt passager . Est-ce que tu veux bien m'écouter ?
-N
ON ! Tu n'es qu'un ... vulgaire ... salaud ! T'es comme tous les autres en fait !"
Je voulais lui
cracher à la figure, en criant que ma mère avait raison, que les hommes n'étaient que des brutes, mais mes larmes m'en empêchaient . J'étais secouée de sanglots, et je ne pouvais pas aligner trois mots sans laisser échapper une bulle de morve , alors autant me taire .
"-July
, quand vous êtes venues à la maison ce soir-là, Marion et toi, tu n'as pas idée de ce que tu m'as touché . J'étais un adolescent stupide qui ne pensait qu'à la musique et à la bière . Toi, t'es arrivée, toute simple, tu m'as ouvert ton coeur et tu m'as fait rire, tu m'as ému, tu m'as donné tellement de choses, juste en étant toi ... July, quand cette interview a eu lieu, je ne pensais pas que tu reviendrais . Je croyais que tu n'en avais rien à foutre de moi, ou des autres . "
Pourquoi
me torturait-il comme ça ? Une partie de moi voulait désespérément le croire, et d'ailleurs mes sanglots s'étaient calmés ... il a repris :
"-Alors quand la
journaliste m'a posé cette question, j'ai dit que j'avais une fille dans la tête, qui me hantait encore . Mais cette fille, c'était juste toi . J'ai été le plus heureux du monde quand tu m'as promis de revenir pour tes vacances . Et ce soir, quand Marion m'a dit que tu étais partie, j'ai eu vraiment peur de t'avoir perdue pour toujours . "
Pourquoi d
isait-il exactement ce que je voulais entendre ? Est-ce que je m'étais trompée sur lui, en fin de compte ? Est-ce qu'il était vraiment le garçon gentil et timide que j'avais connu jusqu'à maintenant ? Ou est-ce qu'il savait qu'en disant ces mots, je reviendrais vers lui ? Dans ma tête, les questions se bousculaient , et j'avais une image idiote qui dansait devant les yeux : un démon angélique, qui se changeait en ange démoniaque sans cesse ...
Bill
s'est avancé, et s'est placé devant moi . Je ne pouvais plus que fuir maintenant ...
"-Parle-moi,
je t'en supplie July ...
-Et si tu men
tais ? Je me ferais avoir une fois de plus ?
-Je ne mens pa
s July . Regarde-moi ..."
J'ai été faib
le, et j'ai levé les yeux vers lui . Du revers de la main, il a essuyé mes larmes, et j'ai souri malgré moi ...
Il a p
ris une profonde inspiration, et il m'a regardée droit dans les yeux avant de dire :
"-Je t'aime .
.."

Qui ça ? Moi ?
J'étais complètement abasourdie . Est-ce que j'avais rêvé ces trois mots ? Il a pris mon visage entre ses mains, et m'a attirée contre lui . Il avait le visage dans mes cheveux, et je sentais le tissu de son tee-shirt se mouiller sous mes joues . Il a murmuré :
"-Je t'aime J
uly et je ne veux pas que tu aies mal à cause de moi . Maintenant, si tu veux toujours que je m'en aille, je m'en irai . Mais je devais au moins te dire ça ..."
Comment le repo
usser après ça ? J'ai enfoui mon visage contre son torse et je me suis laissée bercer par les battements de son coeur . Ses mains caressaient mes cheveux, avec une infinie douceur . J'ai levé la tête vers lui, et avalé ma salive . Une larme venait de tomber sur mon nez ... Il pleurait ?
J'ai ava
ncé ma main et cueilli ses larmes du bout du doigt . Il a ouvert les yeux et m'a regardée, et moi j'ai complètement fondu ... Il avait dans les yeux ce petit scintillement d'innocence qui m'avait retournée lors de notre première soirée, mais là, c'était plus fort que tout . Ses yeux me suppliaient de rester près de lui, moi, juste July, avec mes yeux de poisson et mon teint pâle ...
J'ai c
aressé son visage et il a souri .
"-Pard
onne-moi" On a ouvert la bouche en même temps, pour dire la même chose , c'était magique ... On a ri, et puis je me suis blottie contre lui .
"-Serre-moi for
t ...
-Je ne veux p
lus risquer de te perdre ...
-Serre-moi
juste très fort et ça ira ...
-Ne pars
plus je t'en prie ...
-J'AI DIT SERRE-M
OI FORT !"
Il a ri e
t m'a obéi . On est rentrés chez lui, main dans la main, le coeur encore plein d'étoiles ...
Quan
d on a passé le portail, on a vu quatre paires d'yeux qui scrutaient à travers la vitre, et ça n'a pas manqué : on a été accueillis par des applaudissements de la part de Gustav Georg Tom et Marion . Elle m'a serrée dans ses bras et m'a dit :
"-J'étais sû
re que tu reviendrais ..."
Bill a dispa
ru à la salle de bains , sûrement histoire d'effacer les traces de notre petit effondrement commun . La table était mise et le repas prêt, alors quand il est redescendu on a mangé. J'ai souri en pensant que Marion avait été assez sûre d'elle pour mettre mes couverts alors que je croyais moi-même que je ne reviendrais pas ... Elle me connaissait vraiment mieux que personne ...
J'ai reconnu s
es macaronis au fromage, dans le plat, et j'ai prévenu tout le monde qu'ils ne pourraient plus se lever demain tellement ils allaient manger !
Du coup, Georg
et Gustav sont restés dormir, vu que comme prévu, les macaronis de Marion avaient fait fureur .

Tom et Marion étaient montés dormir depuis un moment déjà, et Gustav dormait bouche ouverte dans l'un des poufs du salon . Je n'osais pas aller me coucher à mon tour, parce que je n'avais aucune idée de l'endroit où j'irais : la chambre de Bill, ou la chambre de Marion et moi ? Comme Georg et Bill discutaient d'une des chansons de Zimmer 483, j'ai choisi de monter à la salle de bains . J'ai dit bonne nuit comme ça, en l'air, pour pas avoir à désigner quelqu'un, et je suis montée . J'ai fermé la porte et je me suis accoudée au lavabo . Mes yeux de poisson m'ont fait un clin d'oeil malsain, dans le miroir . Est-ce que j'étais idiote ? Il avait dit qu'il m'aimait, et moi je me posais des questions débiles sur l'endroit où j'allais dormir ... J'ai tendu le bras pour faire couler l'eau de la douche et j'ai commencé à me deshabiller . Je me suis glissée sous le jet d'eau brûlant et je me suis laissée emporter par la chaleur . Soudain la porte s'est ouverte ... merde, j'avais oublié de la verrouiller . J'allais protester à travers le rideau de douche, mais la lumière s'est éteinte, et la voix de Bill m'a dit très doucement :
"-N
'aie pas peur, c'est juste moi ..."
J'a
i entendu ses vêtements glisser, et quelques secondes plus tard, il m'avait rejoint sous l'eau .
"
-C'est malin j'y vois plus rien maintenant !
-C'est le but
! Dis tu comptais pas m'esquiver ce soir quand même ?
-Hein
?
-Fais pas l'innoc
ente, t'allais taper l'esquive et dormir dans ta chambre .
Comme il disait ça, il s'est rapproché de moi, et j'ai senti ses bras se refermer sur mon dos. Qu'est-ce que je pouvais lui répondre ?
"
-Dis Bill ...
-Hmm ?

-C'est vrai ?
-De
quoi ?
-Ben ce que t
u m'as dit ?
-Que je
t'aimais ou que t'allais dormir dans ta chambre ?
-Rha ,
que tu m'aimais !
-B
en jsuis pas un menteur !
-Ca répond pa
s à ma question ...
-Rha la vilaine elle aime ça en plus !
-Allez, je dois savoir, sinon je peux pas répondre à la tienne, de question !
-
Oui c'est vrai ."
M
es joues se sont enflammées et mon coeur a dansé la lambada et puis j'ai dit :
"-Alors je vais pas dormir dans ma chambre ."
Il m'a fait u
n bisou sur le front , et il a dit :
"T
ant mieux ."
"-Au fa
it, tu prends toujours ta journée demain ?
-Plus que jamais
!
-Alors c'est par
fait , je vais pouvoir me faire pardonner !
-T'es déjà tout
e excusée !"

"-Bill
?
-Hmm ?
-Je t'aim
e ."
J'ai dit ces tr
ois derniers mots en français, c'était quand même plus facile, mais il a souri et dit :
"Serre moi
fort j'ai dit !"
J'
ai ri, c'était bon d'être contre lui, dans la pénombre, nus sous l'eau brûlante qui nous assomait, mais il fallait y mettre un terme . J'ai arrêté l'eau et il s'est exclamé :
"-
On va faire un jeu : pas le droit d'allumer la lumière, le premier qui est sec et sous les draps de mon lit a le droit ... de faire un énorme bisou à l'autre !"
J'ai éclaté de
rire , et du coup il m'a devancée , mais dans ce jeu, le perdant était gagnant, alors , pas grave ! J'ai eu mon bisou, et même quelques calins bonus, et puis on s'est endormis l'un contre l'autre .

# Posté le mardi 27 février 2007 15:05